Notre pays vit une consolidation importante dans le secteur des médias et une
concentration de plus en plus accrue entre les mains de quelques acteurs économiques.
L’appauvrissement de l’information en termes d’objectivité et de profondeur constitue un
risque majeur pour un pays jouissant d’une diversité linguistique et religieuse comme la
Suisse. La compréhension mutuelle est un facteur fondamental pour la cohésion sociale. La
SSR comme media de service public en assure une partie importante. Contrairement aux
médias privés, cela fait partie de son mandat. Elle propose donc une offre neutre et
indépendante de toute tendance passagère et des intérêts particuliers ou économiques. Elle
est un point de repère en tout temps, un havre du savoir.

Outre la protection des minorités linguistiques, l’offre de la SSR assure également de
nombreuses émissions religieuses qui fournissent des clés de lecture et de compréhension
mutuelle qui, de nos jours, deviennent de plus en plus importantes. Pour les minorités
religieuses, ces émissions présentent quelques-unes des rares occasions pour sortir des
querelles politiques et des actualités quotidiennes, rapidement présentées par des mots clés
et souvent dirigées par l’agenda politique et non par une motivation d’instruction et
d’éducation.

En 2016, une bonne partie des émissions religieuses ont pu être sauvées grâce aux
négociations avec les agences de médias catholiques et protestants. Fort probablement,
elles seront parmi les premières à tomber en cas d’une réduction des recettes de la SSR suite
à une acceptation de l’initiative No Billag. La couverture objective et approfondie des réalités
des minorités religieuses vivant en Suisse ne serait plus garantie, leur protection en souffrira.
Sachant que la force de la Suisse se mesure au bien-être du plus faible de ses membres,
force est de constater que tant que nous protégerons les faibles, la Suisse restera forte.

Pour assurer les acquis importants en faveur de la cohésion sociale et de la paix
confessionnelle en Suisse à travers le service public, l’UVAM recommande de rejeter
l’initiative populaire dite «No Billag».

Contact
Pascal Gemperli, Président, 078 892 85 82

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